Avant l’hiver

La ville, mortes proies.
Le cadavre raidi des ruelles.
Mes chacals, rôdeurs tristes, alentour de l’ennui.

La ville : mortes proies.

Pour ne confier au ruisseau qu’un papier ridicule
- le désir d’une voile -
Il faut tellement croire.

Mes chacals, rôdeurs tristes, alentour de l’ennui.

La rue grise,
Seulement grise aux porches lourds des nuits précoces.

Bientôt le froid solide,

Et sur ma vitre
L’unique fleur du givre.
Sa beauté désolée, sa beauté intérieure.

2 Réponses à “Avant l’hiver”


  • Bonjour Michel,
    Je préfère l’hiver dans nos campagnes plutôt qu’en ville, et le givre qui recouvre les arbres de dentelle.
    Merci de vos visites
    Amicalement – Bonne journée
    Danièle

    Dernière publication sur Rêves éveillés : Elle et moi

  • Danièle,
    Heureux de votre passage.
    Vous avez raison, la campagne porte mieux que la ville le blanc de l’hiver. Celle-ci aura bientôt sa parure de lumières, voilà qui devrait me consoler…
    Mais tout ce froid, dur comme un long silence…
    (Petit accès de morosité ce soir mais je vais réagir !)
    Cordialement.
    Michel

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